Bénéfices de l’hypnose

BENEFICES DE L’HYPNOSE

Gérard Salem, QUADRIMED, janvier 2016, Crans-Montana

L’hypnothérapie a fait la preuve de son utilité dans toutes les branches de la médecine. Ses indications les plus fréquentes en médecine et en médecine dentaire ont trait à la douleur (hypno-analgésie, hypno-anesthésie).

L’hypnose s’avère efficace dans les céphalées rebelles, les brûlures, les états inflammatoires, les hémorragies et les nausées post-opératoires, le processus de cicatrisation. Elle apporte de précieuses contributions à la rééducation psychomotrice (enfants hyperactifs, récupération posttraumatique).

Bien des symptômes y réagissent favorablement : dyspnée, tachycardie paroxystique, oppression thoracique, spasmes et troubles fonctionnels digestifs, troubles allergiques (modulation psycho-immunologique), syndromes de vasoconstriction périphérique (Raynaud, Bürger), dermatoses, blocage de l’ingestion ou de la manducation, troubles sensori-moteurs, tics, hoquet, bégaiement, vertiges.

En obstétrique, l’hypnose est souvent appliquée dans la préparation à l’accouchement ou le repositionnement foetal.

En psychiatrie, la palette des indications est large aussi : troubles du sommeil, trac, attaques de panique, anxiété diffuse, phobies, TOC, troubles de conversion, énurésie, séquelles post-traumatiques, dépression, addictions, anorexie/boulimie, impuissance/frigidité, troubles de la personnalité. Parmi les contre-indications habituelles, mentionnons la paranoïa sous toutes ses formes, les troubles du spectre schizophrénique, l’arriération mentale.

L’hypnose apporte en outre un complément précieux au traitement oncologique (modulation psycho-immunitaire). Les recherches cliniques démontrent que les patients cancéreux l’apprécient comme outil contre les effets secondaires des méthodes invasives (douleur, anxiété, nausées, anorexie, etc.).

Mais aussi pour le style d’accompagnement relationnel qu’elle offre, la sensation de sécurité et de confort qu’elle permet d’installer, la gestion de l’angoisse et même l’exploration des émotions comme ressources.

Divers exemples d’application en oncologie sont désormais courants chez les enfants et chez les adultes, dans les services hospitaliers universitaires.